{"id":158,"date":"2016-02-22T10:24:51","date_gmt":"2016-02-22T10:24:51","guid":{"rendered":"http:\/\/vandaspengler.com\/?p=158"},"modified":"2018-04-16T10:24:10","modified_gmt":"2018-04-16T10:24:10","slug":"lexpress","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/vandaspengler.com\/index.php\/2016\/02\/22\/lexpress\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Express"},"content":{"rendered":"<p id=\"page-title\" class=\"asset-name entry-title\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-392 alignleft\" src=\"http:\/\/vandaspengler.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Lexpress.jpg\" alt=\"Lexpress\" width=\"191\" height=\"59\" \/><span class=\"s2\"><a href=\"http:\/\/blogs.lexpress.fr\/sexpress\/2014\/03\/13\/tous-a-poil-en-photo-gare-de-lest-vanda-spengler-aura-notre-peau\/\">http:\/\/blogs.lexpress.fr\/sexpress\/<\/a><\/span><\/p>\n<p class=\"asset-name entry-title\">\n<p class=\"asset-name entry-title\" style=\"text-align: left;\"><strong>Tous \u00e0 poil, en photo, Gare de l\u2019Est : Vanda Spengler aura notre peau<\/strong><\/p>\n<p class=\"asset-name entry-title\" style=\"text-align: center;\">(mars 2014)<\/p>\n<p class=\"asset-name entry-title\" style=\"text-align: center;\">\n<p class=\"p4\" style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-532\" src=\"http:\/\/vandaspengler.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/7K0_9520-copie-3cp-498x400.jpg\" alt=\"7K0_9520-copie-3cp\" width=\"706\" height=\"567\" srcset=\"https:\/\/vandaspengler.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/7K0_9520-copie-3cp-498x400.jpg 498w, https:\/\/vandaspengler.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/7K0_9520-copie-3cp-249x200.jpg 249w, https:\/\/vandaspengler.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/7K0_9520-copie-3cp-747x600.jpg 747w, https:\/\/vandaspengler.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/7K0_9520-copie-3cp-1494x1200.jpg 1494w, https:\/\/vandaspengler.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/7K0_9520-copie-3cp.jpg 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 706px) 100vw, 706px\" \/><\/p>\n<p class=\"p4\" style=\"text-align: center;\"><span class=\"s1\"><i>Enchev\u00eatrements<\/i> \u2013 Vanda Spengler<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\" style=\"text-align: center;\">\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Tous \u00e0 poil\u2026 Ca fait peur \u00e0 Jean-Fran\u00e7ois Cop\u00e9, mais on a tous un corps, cach\u00e9 derri\u00e8re nos habits. Ce truc qu\u2019on est des milliards \u00e0 partager sur terre, l\u2019enveloppe qu\u2019on habite, pourquoi doit-elle \u00eatre choquante ? Pourquoi la cacher ? Peut-on regarder les corps comme des objets, faisant partie d\u2019un paysage ? Pourquoi les seuls corps qu\u2019on a le droit d\u2019afficher dans l\u2019espace public sont les images \u00e9rotis\u00e9es des pubs et des magazines ?<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">A son corps d\u00e9fendant, ce sont toutes ces questions que pose la photographe Vanda Spengler avec son travail. Elle regarde le corps comme un tout dont le sexe n\u2019a pas plus d\u2019importance que le reste, et place ses mod\u00e8les d\u00e9nud\u00e9s dans les for\u00eats, les parkings souterrains, les halls de gare pour en faire des images.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><strong><span class=\"s2\">Le nu n\u2019est pas l\u2019\u00e9rotisme<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Dans un fascinant documentaire nomm\u00e9 \u00ab Vanda Spengler\u2026 Aura ta peau \u00bb, r\u00e9alis\u00e9 par Antoine Desrosi\u00e8res bient\u00f4t diffus\u00e9 en DVD et sur Normandie TV (oui, Normandie TV existe, oui Normandie TV diffuse des documentaires sur des photographes de nu, \u00e7a vous \u00e9pate hein ?), on voit Vanda Spengler \u00e0 la baguette, entassant les corps de ses mod\u00e8les en autant de paysages.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">\u00ab Je suis son travail depuis longtemps. Je suis int\u00e9ress\u00e9 par le regard nouveau qu\u2019elle porte sur le corps, et par les questions qu\u2019elle am\u00e8ne \u00e0 se poser \u00e0 ses mod\u00e8les et \u00e0 son public \u00bb, dit Antoine. Le corps et l\u2019\u00e9rotisme, d\u2019abord. Vanda explique qu\u2019elle photographie les corps sans aucun regard sexuel sur eux. Mais voir un nu, cela suscite souvent chez le spectateur un d\u00e9codage \u00e9rotique.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>\u00ab Le nu fera toujours \u00e9cho dans l\u2019inconscient collectif au d\u00e9sir, \u00e0 l\u2019\u00e9rotisme, et cela me surprendra toujours! \u00bb dit Vanda. \u00ab Lorsque je mets en sc\u00e8ne les corps, fragilis\u00e9s, ab\u00eem\u00e9s, dans des postures anti-glamour au possible, je me demande bien comment on peut trouver cela propice au d\u00e9sir\u2026 J\u2019ai pris le parti de rester honn\u00eate dans ma d\u00e9marche, dans mon regard, et d\u2019accepter que les spectateurs ne re\u00e7oivent pas forc\u00e9ment le bon message. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><strong><span class=\"s2\">Le choc de la peau<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Vanda affirme ne pas s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la probl\u00e9matique de choquer ou pas les gens avec des corps d\u00e9nud\u00e9s. \u00ab La nudit\u00e9 fait partie int\u00e9grante de mes photos car elle r\u00e9v\u00e8le les \u00eatres, ils ne peuvent pas tricher, pas se cacher. Et je ne vois rien de choquant \u00e0 mon travail, je ne comprends pas lorsqu\u2019on leur affuble ce qualificatif. D\u00e8s qu\u2019on ne montre pas le bonheur en image mais une forme de d\u00e9tresse on est choquant, c\u2019est dr\u00f4le! Moi je suis plut\u00f4t choqu\u00e9e par la sur-sexualisation ambiante dans la pub et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 et mes images vont \u00e0 l\u2019inverse de cette expression l\u00e0, du moins je l\u2019esp\u00e8re. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Vanda ne s\u2019affirme pas comme une militante\u2026 Pourtant, ses s\u00e9ances \u00e0 l\u2019arrache de prises de vues de groupes de mod\u00e8les nus dans des lieux publics ont tout pour titiller les autorit\u00e9s et les lois. Les passages les plus savoureux du documentaire sont d\u2019ailleurs ceux o\u00f9 on observe la confrontation du public avec des corps nus qui les surprennent. Certains d\u00e9tournent le regard, d\u2019autres passent comme si de rien n\u2019\u00e9tait, d\u2019autres encore sortent leur t\u00e9l\u00e9phone portable pour faire des photos\u2026 avant que les garants de l\u2019autorit\u00e9 ne s\u2019en m\u00ealent. Ce qui se termine en g\u00e9n\u00e9ral par une expulsion des lieux. Les arguments avanc\u00e9s sont toujours indirects : \u00ab le propri\u00e9taire ne va pas appr\u00e9cier\u00bb, \u00ab \u00e7a va choquer les enfants \u00bb, \u00e0 croire que personne n\u2019est vraiment indispos\u00e9 par la nudit\u00e9, c\u2019est pour prot\u00e9ger les autres.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><strong><span class=\"s2\">Vanda, un tyran gentil<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Les compositions de Vanda ont beau avoir l\u2019air d\u00e9sol\u00e9, sombre ou tristes, les spectateurs ne peuvent s\u2019emp\u00eacher de les juger \u00e0 l\u2019aune de leur \u00e9ventuel niveau d\u2019\u00e9rotisme. Apr\u00e8s une saisissante s\u00e9quence film\u00e9e \u00e0 Paris, gare de l\u2019Est, en plein jour, lors d\u2019une s\u00e9ance de prises de vue de son tas de corps nus sur un quai et dans le hall, Vanda revient sur le lieu de son crime. Elle trimballe un portant sur lequel elle a accroch\u00e9 ses clich\u00e9s \u2013 elle appelle \u00e7a \u00ab l\u2019expo mobile \u00bb. Se fait virer par un pr\u00e9pos\u00e9 \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9, parce que \u00ab vous n\u2019avez pas les autorisations de la\u00a0SNCF \u00bb, tiens encore une raison ext\u00e9rieure.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Elle d\u00e9place alors son expo mobile plus loin, dans la rue (c\u2019est tout le c\u00f4t\u00e9 pratique de faire une expo mobile). Les passants, intrigu\u00e9s, vont y voir de plus pr\u00e8s. Et de se demander entre eux \u00ab \u00e7a te choque, toi ? \u00bb \u00ab euh\u2026 moi non\u2026 \u00bb, ou d\u2019\u00e9valuer si les clich\u00e9s sont sexuels ou pas. Comme les films de Lars von Trier, qu\u2019elle cite beaucoup en r\u00e9f\u00e9rence et qui n\u2019a pas son pareil pour r\u00e9v\u00e9ler les censures, l\u2019art de Vanda ne peut pas \u00eatre coup\u00e9 des r\u00e9actions qu\u2019il suscite dans la soci\u00e9t\u00e9. C\u2019est un tout.<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">Elle s\u2019interroge aussi beaucoup sur son rapport \u00e0 ses mod\u00e8les : doit-on \u00eatre tyrannique pour obtenir le r\u00e9sultat qu\u2019on d\u00e9sire ? Antoine Desrosi\u00e8res est aussi int\u00e9ress\u00e9 par ces questions \u00e9thiques que Vanda se pose. \u00ab Ces interrogations ne sont pas r\u00e9solues chez elle, c\u2019est donc spectaculaire \u00e0 observer. J\u2019aime aussi le d\u00e9calage apparent qu\u2019il y a entre sa personnalit\u00e9 chaleureuse et exub\u00e9rante et ses photos qui visitent un monde int\u00e9rieur sombre. Ce d\u00e9calage me semble \u00ab cin\u00e9matographique \u00bb. Bref, cela fait d\u2019elle un bon sujet de documentaire. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p4\"><span class=\"s1\">En tout cas, tant qu\u2019on ne sera pas tous \u00e0 poil, l\u2019art sombre de Vanda et sa bonne humeur d\u00e9sarmante nous interrogeront.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>http:\/\/blogs.lexpress.fr\/sexpress\/ Tous \u00e0 poil, en photo, Gare de l\u2019Est : Vanda Spengler aura notre peau (mars 2014) Enchev\u00eatrements \u2013 Vanda Spengler Tous \u00e0 poil\u2026 Ca fait peur \u00e0 Jean-Fran\u00e7ois Cop\u00e9, mais on a tous un corps, cach\u00e9 derri\u00e8re nos habits. 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