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J ai officiellement découvert le monde de la marionnettes il y a 2 ans. J’ai alors photographié les créations d’une amie marionnettiste, Sandrine Haon, ça a été une révélation. Les pièces de Gisèle Vienne et les performances d’Olivier de Sagazan ont fini de me convaincre que j’avais un sujet photographique très riche à explorer. Inconsciemment, l’inanimé et la manipulation étaient déjà partout dans mon imaginaire et mon univers photographique. Je suis fascinée par l’étrangeté et les zones d’ombre depuis toujours. Il y a dans l’art de la Marionnette quelque chose d’inquiétant pour moi, un rapport au double et à l’enfance, à la mort et à la mélancolie qui me touchent et résonnent profondément en moi. Je suis très inspirée par le cinéma, particulièrement Cronenberg, Lars Von Trier, Terry Gilliam et Gaspard Noé. J’ai réalisé un court métrage il y a 7 ans, autour de la tendre cruauté de l’enfance.
Grâce à Anaïs Aubry, de la compagnie les Enfants de ta mère, j ai pu rencontrer en février 2022 les élèves de l’Esnam, et débuter avec eux un travail de recherche et d’apprivoisement. J’ai créé des mises en scène avec leur Marionnettes et leurs masques. Ils ne sont qu’au début d un travail introspectif et créatif autour de cette altérité qu’ils vont porter, faire vivre pendant 3 ans et j’ai aimé documenter ces prémices. J’ai aimé la façon dont s’opérait un déplacement de l’Égo entre les comédiens qu’ils sont et leurs créatures manipulées, la complicité et le mystère qu’ il y a dans le lien qu’ils entretiennent avec elle.

« La plupart des photographies ont été réalisées à l’Ecole Nationale Supérieures des Arts de la Marionnette (ESNAM) à Charleville Mézières, avec les étudiants de la 13e promotion »