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Les masques sociaux et la manipulation sont partout dans mon imaginaire et mon univers photographique. Je suis fascinée par l’étrangeté et les zones d’ombre depuis toujours. Il y a dans l’art de la Marionnette quelque chose d’inquiétant, un rapport au double et à l’enfance, à la mort et à la mélancolie qui me touchent et résonnent profondément en moi. Ces figures humanoïdes immobiles qui nous toisent et nous questionnent m’ont inspirées des mises en scène en collaboration avec leur créateurs et créatrices, étudiants de L’ESNAM à Charleville pour la plupart. Ils se sont prêtés au jeu de la confrontation et ont révélé un peu de la particularité de ce lien qu’ils entretiennent avec leur « créature » manipulée, cette altérité faite de fils, de carton, de bois, de tissu ou de mousse, ce mystérieux déplacement de l’Égo teinté de tendresse et de complicité.

« La plupart des photographies ont été réalisées à l’Ecole Nationale Supérieures des Arts de la Marionnette (ESNAM) à Charleville Mézières, avec les étudiants de la 13e promotion »